LE N'IMPORTE QUOI EN GESTION DES FINANCES (1)
La situation budgétaire de la France est préoccupante. Incontestablement. Non pas parce que les agences de notation ont dégradé la note, mais parce que l'endettement s'accroit régulièrement sans que rien ne vienne le ralentir et encore moins le réduire de façon pérenne.
Chaque parti y va de ses suggestions, de ses diktats, de ses lignes rouges, de ses recommandations, de ses oukases.... à leurs dires solutions miraculeuses et incontournables....
Discours et solutions inlassablement remises sur la table depuis des décennies avec des modifications, à la marge, sans qu'aucune n'ait résolu quoi que ce soit. Bien au contraire, la situation s'aggrave d'année en année depuis deux des lois emblématiques de la Présidence Mitterrand: la retraite à 60 ans et le 35 h payées 39 pour tous.
Des évènements conjoncturels n'ont fait qu'aggraver le phénomène, variation erratique des cours du pétrole, crise des Sub Primes, Covid entre autres....
En fait, à chaque mandature, des promesses sont annoncées solennellement, annoncant des réformes qui ne viennent jamais.
Ce que l'on appelle pompeusement réformes n'est qu'un saupoudrage, réformettes conjoncturelles ou évènementielles, qu'un autre évènement remettra en cause sans que jamais des réformes profondes permettent au pays une capacité d'adaptation aux évènements futurs, comme le Code Civil l' a fait à son époque !
Promulgué en 1802, son état d'esprit demeure, et lamoitié de ses articles sont encore en vigueur.
Créé à l'époque des diligences, copié dans de nombreux pays, il remplit encore parfaitement son rôle à l'époque de l'intelligence artificielle et de la voiture électrique, après avoir subi plusieurs révolutions et deux guerres mondiales !
Cet article est consacré exclusivement à l'assemblée nationale, le problème de l'élection présidentielle fera l'objet d'un autre article.
La dissolution de 2024 a mis en exergue la déliquescence du pouvoir législatif et l'incompténce d'un grand nombre d'élus plus à même de faire des déclarations tonitruantes et de cultiver leur image dans les médias et les réseaux sociaux qu'à travailler de manière constructive à l'avenir de la France.
Qu'ils soient de gauche, du centre, de droite, les députés sont les représentanst du peuple. A ce titre ils devraient travailler ensemble et proposer d'avanceR en respectant toutes les tendances.
Au lieu de cela, chacun prétend avoir la majorité (ce qui n'est d'ailleurs pas le cas) et, à ce titre, imposer ses vues à tous et même exclure les autres partis de tout pouvoir de légiferer et/ou de diriger quoi que ce soit.
Nos élus n'ont aucun sens du dialogue et du consensus. Une attitude digne d'un enfant de 5 ans auquel on retire son jouet !
Avec une telle attitude, comment imaginer qu'ils puissent mener une politique exterieure cohérente ? Incapables de discuter dans l'hémicycle, ils seraient à même de mener des négociations au niveau international ? Ubuesque !
Ceci, indépendamment du fait qu'au sein de chaque "bloc", les divergences sont pléthoriques !
Pour schématiser, prenons l'exemple d'une entreprise endettée.
Que doit-elle décider pour réduire son endetteement et ses pertes ?
Trois directions: réduire son train de vie, revoir sa structure administrative, commerciale et productive, et se développer en augmentant son chiffre d'affaires.
Réduire son train de vie, même si cela s'impose naturellement, atteindra vite une limite au bon fonctionnement de l'entreprise, sans pour autant être suffisant (sauf cas particulier) au rétablissement de la santé financière de l'entreprise.
En pratique, Cela signifie quoi ? Réduire la masse salariale, la qualité du papier de la photocopieuse, réduire l'effectif administratif, voire productif, replacer les voitures par des vélos...
Pas cerratin que les résultats soient tangibles, acceptés et pérennes.
Révision de se chaine de direction et de fonctionnement. Cela dépend des entreprises, pour certaines, les économies peuvent être substantielles voire suffisantes pour assurer un rééquilibrage des comptes en appotant plus d'fficacité.
En revanche, renforcer le secteur commercial, investir pour augmenter la production, revoir le marketing, travailler sur les produits pour qu'ils soeint plus en adéquation avec le marché et de la concurrence.
En un mot, développer l'entreprise en la rendant plus agressive et plus concurrentielle et innovante, lui permettra, à coip sûr de rembourser sa dette et assainir sa situiation financière.
Pourvu que ses créanciers lui en donnent le temps et/ou les moyens, répondrez-vous !
Effectivement, mais c'est un autre sujet qui sera abordé ultérieurement.
N'oublions pas que ce petit exemple ne vise qu'à établir, toutes proportions gardées, une comparaison avec l'entreprise FRANCE qui n'a, quant à elle, aucun souci avec ses créanciers.
Elle peut donc, sans souci aucun, étaler le remboursement de sa dette, et je pense qu'un plan visant à dynamiser l'entreprise FRANCE serait très bien notée par MOODY'S , FITCH et autres agences.